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LA PRESSE CANADIENNE
à 16h32 HAE, le 8 février 2010.
MONTRÉAL - L'administration du maire Tremblay fait une utilisation abusive des employés manuels pendant les journées de débrayage, estiment les cols bleus de Montréal qui ont déposé lundi une plainte à cet effet au Conseil des services essentiels.
Le syndicat des cols bleus de la Ville a mis en oeuvre le 25 janvier une série de grèves tournantes. Or, dans sa plainte, le syndicat soutient que la Ville de Montréal a fait usage d'équipes "en attente" pour remplacer les employés en grève.
Le président du Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal, Michel Parent, affirme que ces équipes, qui n'avaient pas de tâches immédiates à effectuer lorsque la Ville aurait commis la faute, ont été utilisées de manière préventive. "Ils ont été réquisitionnés strictement pour rien", a-t-il soutenu en entrevue, ajoutant que les employés n'avaient pas de tâches précises à accomplir à leur arrivée au travail et qu'ils avaient simplement attendus qu'on leur dise quoi faire.
Il soutient que cette pratique, qui irait à l'encontre des règles des services essentiels, a été observée à au moins deux reprises dans les arrondissements Sud-Ouest et Hochelaga-Maisonneuve.
Le directeur des relations professionnelles à la Ville de Montréal, Jean-Yves Hinse, a qualifié la démarche du syndicat d'abusive et de surprenante. Il soutient que le reproche de la partie syndicale à l'égard de la Ville avait pourtant fait l'objet d'une entente il y a deux semaines.
Ainsi, pour éviter des retards dans la livraison des services par la Ville, les deux parties auraient convenu que des employés seraient appelés à l'avance. C'est ce qui serait arrivé la fin de semaine dernière, a soutenu M. Hinse, lorsque la Ville a jugé que l'épandage d'abrasif était nécessaire.
"La Ville a pris ses responsabilités pour assurer la santé ou la sécurité des citoyens avec l'épandage d'abrasif. Si les besoins, au moment où les employés sont rentrés, n'étaient plus nécessaires, à ce moment-là, qu'on ne nous reproche pas d'avoir des employés qu'on paye", a-t-il expliqué.
"S'il fallait retourner les employés sans qu'on les paye, c'est ce qu'on fera dans le futur, même si ceci est contraire à l'entente qui a été convenue", a conclu M. Hinse.
Les quelque 5000 cols bleus de Montréal sont sans contrat de travail depuis le 31 août 2007.
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