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Le Canada rompt ses relations avec l'Iran

International

Par La Presse Canadienne – Semaine du 4 septembre au 10 septembre 2012

Le Canada rompt ses relations avec l'Iran

Le ministre canadien des Affaires extérieures John Baird. (Photo: Adrian Wyld, PC)

à 16h58 HAE, le 7 septembre 2012.

OTTAWA - Le Canada ferme son ambassade à Téhéran et expulse les diplomates iraniens en poste au Canada.

Ottawa suspend ainsi toute relation diplomatique avec l'Iran, allant plus loin que la majorité des pays occidentaux qui se contentent d'imposer des sanctions au régime iranien pour le forcer à freiner le développement de son programme nucléaire.

Depuis des mois, Israël réclame une attaque militaire contre l'Iran, inquiet du possible développement de l'arme nucléaire chez son ennemi.

Le ministre canadien des Affaires étrangères, John Baird, a cru bon dépêcher son porte-parole pour assurer, à la suite de l'annonce de la fermeture de l'ambassade, vendredi, qu'il n'avait «aucune information à propos d'une attaque militaire contre l'Iran».

M. Baird a dressé une longue liste de reproches contre l'Iran, au cours d'un point de presse tenu à Vladivostok, en Russie, où il participe au Sommet de l'APEC en compagnie du premier ministre Stephen Harper.

L'Iran, a-t-il dit, est «la menace la plus importante à la paix et à la sécurité mondiale à l'heure actuelle».

Il a reproché à Téhéran de fournir une aide militaire au gouvernement Assad, en Syrie. Il s'est inquiété de la menace que l'Iran représente pour l'existence d'Israël.

«Il (le régime iranien) refuse de se soumettre aux résolutions des Nations unies en rapport avec son programme nucléaire. Il menace régulièrement l'existence de l'État d'Israël et emploie une rhétorique raciste et antisémite, incitant au génocide», a-t-il lancé.

Ses propos, et surtout son geste, ont été applaudis par Israël.

Ce sont là les mesures qu'il faut prendre «pour tracer clairement une ligne rouge à l'Iran», peut-on lire dans le communiqué diffusé par Miriam Ziv, ambassadrice à Ottawa, vendredi après-midi.

Il y a quelques jours, le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou, s'en prenait à Washington à qui il reproche sa réticence à envisager l'avenue militaire.

«La communauté internationale n'a pas défini une ligne rouge que l'Iran ne doive franchir et l'Iran ne voit pas la résolution de la communauté internationale à stopper son programme nucléaire», avait-il déclaré après la publication d'un rapport de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) où on apprenait que l'Iran avait doublé sa capacité d'enrichissement mais que son carburant nucléaire était encore loin d'être de qualité militaire.

Vendredi, M. Nétanyahou a félicité Ottawa. «La détermination dont fait preuve le Canada servira à faire comprendre aux Iraniens qu'ils ne peuvent pas continuer leur course vers l'arme nucléaire», a-t-il déclaré, vantant le geste d'Ottawa comme étant l'exemple à suivre par toute la communauté internationale.

Vendredi, l'Union européenne se penchait sur la possibilité de renforcer les sanctions contre l'Iran.

Le gouvernement Harper s'est toujours rangé dans le camp israélien, même s'il n'est pas allé jusqu'à donner son appui à une attaque militaire contre l'Iran. En 2011, toutefois, le ministre canadien de la Défense, Peter MacKay, déclarait pendant une visite en Israël qu'«une menace contre Israël est une menace contre le Canada».

De l'avis de Houchang Hassan-Yari, professeur de politique comparée et des relations internationales (questions militaire et stratégique) au Collège militaire royal du Canada à Kingston, le Canada s'aventure maintenant sur un terrain «glissant».

«Cette inflation verbale peut avoir des conséquences négatives», a-t-il dit à propos de la sortie de M. Baird.

Le spécialiste admet qu'il y a beaucoup de reproches à faire au régime iranien. «Mais de là à conclure que c'est la menace la plus grande, la plus imminente, pour la paix et la sécurité internationales, à mon avis, c'est un peu aller loin», a-t-il jugé, lors d'une entrevue téléphonique.

Ottawa n'a pas voulu lier son geste uniquement au programme nucléaire iranien. Le ministre Baird a également fait valoir que la sécurité du personnel diplomatique canadien était en jeu, rappelant une attaque il y a huit mois contre l'ambassade britannique en Iran.

«Le régime iranien a démontré qu'il n'a aucun respect de la Convention de Vienne et des garanties qu'elle assure pour la protection du personnel diplomatique, a-t-il dit. Dans ces circonstances, le Canada ne peut maintenir une présence diplomatique en Iran. Nos diplomates sont des civils au service du Canada et leur sécurité est notre première priorité.»

L'opposition officielle à Ottawa se demande pourquoi le gouvernement Harper pose ce geste maintenant.

«C'est peut-être de la bonne rhétorique, mais ce n'est pas vraiment de la bonne diplomatie», s'est désolé le néo-démocrate Paul Dewar. Selon lui, le Canada s'isole, plutôt que d'isoler l'Iran, en fermant son ambassade.

Quant à l'Iran comme menace principale à la paix et à la sécurité internationales, M. Dewar ne croit pas que pareil jugement fasse l'unanimité chez les alliés du Canada. «L'inquiétude est liée à la prolifération de l'arme nucléaire, a-t-il dit en entrevue. Si cela inquiète (le gouvernement Harper), alors où est ce gouvernement quand vient le temps de réclamer un Moyen-Orient sans arme nucléaire? Il ne fait aucune pression en ce sens.»

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