Les gouvernements européens réticents à lever les obstacles à la croissance
Par The Associated Press – Semaine du 17 avril au 23 avril 2012
à 11h04 HAE, le 18 avril 2012.
BRUXELLES - Le président de la Commission européenne a sévèrement reproché mercredi aux 27 États membres de l'Union de ne pas mettre en oeuvre les lois destinées à relancer la croissance dans le bloc en crise.
«Il est incompréhensible que les États membres n'appliquent pas encore pleinement la législation en place pour favoriser la croissance», a lancé José Manuel Barroso dans une intervention au Parlement européen à Strasbourg.
Cela fait des années que l'exécutif européen pousse les Vingt-sept à faire tomber les obstacles administratifs à la mobilité des travailleurs et à l'activité des sociétés de services dans les autres pays de l'UE.
Le marché intérieur européen «est probablement le plus gros moteur de croissance au sein de l'Union européenne», a estimé M. Barroso. «Il donne aux entreprises européennes un accès complet aux autres sociétés ainsi qu'à un demi-milliard de consommateurs et leur permet de se développer pour être compétitifs à l'échelle mondiale», a-t-il ajouté.
La Commission a approuvé une nouvelle volée d'initiatives destinées à favoriser l'emploi et la croissance dans le contexte actuel de crise en Europe. Bon nombre des propositions ne sont pas neuves mais se sont heurtées à la réticence des gouvernements à lâcher des prérogatives nationales.
M. Barroso a ajouté que l'UE devrait améliorer ses relations commerciales avec les pays non européens, notamment les États-Unis, «notre plus grand partenaire économique», a-t-il souligné, précisant que les échanges s'étaient élevés à près de 450 milliards d'euros en 2011 et que chacun des deux partenaires avait investi plus de 1000 milliards d'euros dans l'économie de l'autre.
Il a plaidé pour la réduction des barrières douanières entre l'Union européenne et les États-Unis, les deux premières puissances économiques du monde.
