La Passerelle en tenue de gala
L’immigrant doit se faire sa place
Semaine du 14 décembre au 20 décembre 2010
Roberto Joval, coordonnateur de projets, et Léonie Tchatat, directrice générale.
La Passerelle I.D.É. organisait mercredi dernier son assemblée générale annuelle ainsi qu’un gala pour célébrer ses 17 ans en haut de l’affiche, au 99 rue Sudbury. Du renouveau dans le conseil d’administration et une invitée de marque, Maryse Birmingham, une mentor de Léonie Tchatat selon les mots de la directrice de La Passerelle, comme conférencière, l’organisme spécialisé dans l’intégration des nouveaux arrivants poursuit sa belle aventure.
Il fallait être patient mercredi dernier pour ceux qui voulaient assister à l’AGA. Commencée avec 45 min de retard, l’assemblée débute par l’intervention de Mme Birmingham sur son expérience personnelle d’immigrante et le rôle respectif de l’immigrant et des Canadiens.
«Le Canada a plus besoin de vous que vous n’avez besoin du Canada», lance-t-elle au public vraisemblablement conquis. Elle nuancera son propos avant de conclure en expliquant que les nouveaux arrivants doivent faire preuve de patience et que l’intégration peut être longue. Ce sont parfois les générations futures qui bénéficient du sacrifice des parents.
Roberto Joval et Léonie Tchatat poursuivent l’AGA en revenant sur les réussites de La Passerelle, comme le programme phare, intitulé Compétences culturelles, qui permet aux nouveaux arrivants de se former à la complexité socioculturelle franco-ontarienne et canadienne. L’organisme, qui gère un budget de près d’un million de dollars, s’est fait leader dans ce domaine.
À noter que quatre personnes font leur entrée au CA: Gisèle Pham, Guy Dongue, Vasthie Brice et Sylvie Gravelle.
Commentaires
Je suis soufflé par la déclaration de Maryse Birmingham: «Le Canada a plus besoin de vous que vous n’avez besoin du Canada». Quelle arrogance et quelle ingratitude! JFKennedy («Ne vous demandez pas ce que le pays peut faire pour vous, mais bien ce que vous pouvez faire pour le pays») doit se retourner dans sa tombe. Heureusement, le reste de l'article me rassure un peu: on semble reconnaître que c'est plus aux immigrants à s'intégrer au Canada qu'au Canada à s'adapter aux immigrants.
— Claude Guindon – 15 décembre 2010 21:21

Ce fut une réussite et toute mes félicitation à toute l'équipe de la passerelle.
— lovelyse – 15 décembre 2010 12:07