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Le vieillissement: prochaine menace pour l'économie

Le Collège Glendon accueille une conférence sur l'après-crise

Économie

Par Vincent Muller – Semaine du 30 mars au 5 avril 2010

Le vieillissement: prochaine menace pour l'économie

Les économistes conférenciers: Tim Besley, Pierre Fortin et George Akerlof

«Le Canada cueille le fruit de sa prudence budgétaire» expliquait Pierre Fortin, professeur d’économie à l’Université du Québec à Montréal lors d’une conférence au Collège Glendon organisée mercredi dernier par le Centre sur les défis mondiaux, associé avec l’école des Affaires publiques et internationales de Glendon. Avec lui, George Akerlof, prix Nobel d’économie et professeur d’économie à l’Université de Californie, Berkeley et Tim Besley professeur d’économie et de science politique à London School of Economics, ont participé à cette conférence intitulée Après la crise.

«Nous avons besoin d’un vrai dialogue entre politiciens et chercheurs», expliquait Mamdouh Choukri, président de l’Université York, qui estime qu’il n’y a pas assez de débats publics sur ce qui se passe au Canada dans le domaine financier.

De tels débats devraient en effet permettre d’avancer vers des solutions durables permettant de minimiser les risques de crise économique.

Cette conférence proposait donc de revenir sur certaines interrogations soulevées par la crise financière tout en envisageant des orientations possibles pour les années d’après la crise.

Esprit animal et économie

Pour expliquer les causes de la récession, Georges Akerlof a fait le lien entre psychologie humaine et économie, thème développé dans son ouvrage co-écrit avec Robert Shiller intitulé Animal Spirits: How Human Psychology Drives the Economy, and Why It Matters for Global Capitalism. L’économiste a démontré que les facteurs psychologiques sont déterminants dans la santé de l’économie. Parmi ces facteurs, la confiance a une influence considérable.

En simplifiant les choses, on pourrait dire que tant que l’on y croit, tout se passe bien. Georges Akerlof considère que chaque période de croissance est liée à une histoire apportant un certain confort psychologique dont la base n’est pas forcement rationnelle. Il évoque en effet des illusions de richesse, des remèdes de charlatan.

Expliquant qu’il y a des cycles en psychologie, il informe que ces mêmes mécanismes ont une part importante dans les récessions qui seraient elle aussi en partie basées sur des histoires, des illusions.

Pour parer à ces problèmes il évoque quatre lignes de défense: la régulation, le rediscounting, deposit guarantees, bankruptcy management. Pierre Fortin a de son côté fait état de la situation économique au Canada qui, selon lui, a «le système financier le plus solide du monde».

Les difficultés ne sont pas terminées

D’après l’économiste québécois, le fait que le Canada soit le pays le moins endetté du G7 a laissé une marge de manœuvre suffisante pour limiter les conséquences de la récession, ce qui lui fait dire que le pays «a cueilli le fruit de sa prudence budgétaire».

Néanmoins, il considère que «si le Canada avait visé un taux d’inflation de 3% au lieu de 2%, la reprise aurait été plus solide».

Il faudrait donc tirer trois leçons: «Mettre fin au complexe d’infériorité face aux États-Unis, car on a un meilleur système de régulation du système financier, rétablir l’équilibre entre les revenus et les dépenses budgétaires et relever la cible officielle d’inflation à 3 ou 4% au lieu de 2%, pour renforcer la flexibilité».

Les difficultés ne sont pas terminées pour autant. Pierre Fortin a rappelé les grands défis auxquels devra faire face le Canada dans les années à venir.

Le problème principal semble être le vieillissement de la population qui engendrera un revenu fiscal plus faible, vu la diminution du nombre d’actifs, et l’augmentation du nombre de retraités. Il faudra gérer l’énorme pression sur le système de santé et les services sociaux. Les dépenses de santé augmentent déjà beaucoup plus rapidement que les revenus nationaux et d’après l’économiste, «même l’augmentation de l’immigration ou du taux de natalité ne changeront rien».

Pour lui, il ne fait aucun doute qu’il faut changer la façon dont est géré le système de santé qui coûte 135 milliards $ par an et tout faire pour engendrer une accélération de la croissance économique.

Il semblerait, d’après Pierre Fortin, que le système de santé canadien, fierté nationale, soit aussi celui qui coûte le plus cher par habitant, «à part celui de l’Islande», et que ses performances soient nettement moins bonnes que celui des autres pays de l’OCDE (Organisation de coopération et de développement économique).

Toujours d’après l’économiste, il faut également pousser l’économie par des mesures fiscales appropriées et procurer formations, technologies et équipements pour produire plus et mieux dans un pays où «la productivité par heure travaillée est très faible, inférieure de 20% à celle des États-Unis».

Commentaires

Pourquoi avons-nous eu à soutenir les banques canadiennes, chose que l'on n'a pas crié sur les toits au Canada?

Anna Beaulieu30 mars 2010 20:16

J'suis extrêmement d'accord avec les commentaires des économistes conférenciers :

«Le Canada cueille le fruit de sa prudence budgétaire» expliquait Pierre Fortin. «Nous avons besoin d’un vrai dialogue entre politiciens et chercheurs», expliquait Mamdouh Choukri, qui estime qu’il n’y a pas assez de débats publics sur ce qui se passe au Canada dans le domaine financier. De tels débats devraient en effet permettre d’avancer vers des solutions durables permettant de minimiser les risques de crise économique...»

Sauf que 'tous les acteurs et chercherus professionnels qui s'affirment' sont malheureusement pas ou peu écoutés et sont souvent étiquettés d'emmerdeurs (faiseurs/faiseuses de trouble publiques car trop dérangeants) pour des politiciens en place et graduellement rejetés par ces politiciens locaux, famille et enfants et ceci sans support ouverts (Ceci jusqu'à se faire tasser et demander d'accepter d'être déclarés de malades mentaux pour recevoir une pension insatisfaite du Gouvernement de l'Ontario.) en place jusqu'à tomber dans un contexte économique de grande pauvreté.

Mon opinion est que nous vivons dans un système malade qui se détériore à vue d'oeil nous le savons tous. Plus que cela change et plus que c'est pareille! La peine de mort est abolie au Canada et la seule solution que vous avez à nous proposer est l'euthanasie alors que des tueurs (gens irresponsables) monopolisent nos prisons et brûlent combien de nos économies quotidiennement...

J'crois sincèrement qu'il serait beaucoup plus rentable pour notre économie mondiale, de former des enseignants sans préjugés, des infirmières qualifiées que des gardes de sécurité et des policiers responsables. Que la peine de mort redevienne en vigueur en 2010 pour tous ceux et celles qui (tue) enlève la vie à une ou plusieurs personnes volontairement ou involontairement. Ainsi, il y aurait plus de place pour la réhabilitation des pédophiles, des voleurs en cravates et autres complices qui détruisent la vie de nos enfants, nos familles et autres...

Vous dites que le Canada est un pays libre, ah oui, et pour qui?

Pour un enfant, l'honnêteté commence dans chaque famille, sur les bancs d'école du primaire, de l'intermédiaire, du secondaire, post-secondaire et la vie communautaire socialement et dans les sports pour tous et toutes. Investissons à la base de chaque humain et nos prisons se videront et les sociétés de l'aide à l'enfance disparaitront graduellement.

Personnellement, mes grandparents (autodidactes et illettrés) paternels ont eu une place importante dans ma vie pour ce qu'ils étaient, pauvre financièrement, à mon écoute et riche de coeur car ils jugeaient aucun. Il m'ont transmis des valeurs et un héritage humain exceptionnelle. Aujourd'hui, les grandparents (grand livre humain) ne connaissent plus leurs petitis-enfants donc comment leurs transmettre nos valeurs de l'unité et l'entraide familiale. La sympathie familiale est disparue! Nous sommes des numéros seulement donc notre identité personnelle n'a plus aucune importance et l'ampathie fait vivre notre économie.

"Mon heure est arrivée, c'est chez toi que je célèbrerai la Pâque avec mes disciples." (Matthieu 26, 18)

Fais que jamais nous n'oublierons, Seigneur Jésus, que tu nous as donné l'Eucharistie, la veille de ta mort, lors d'un repas que rappelait la sortie de l'escalavage d'Égypte.

En ce dimanche de la Ressurection du Seigneur 2010
Alleluia! Alleluia! Alleluia!
Dieu tient parole : tout est possible!
HEUREUSE RESURRECTION!

L'âme n'a pas de secret que la conduite nous révèle. Toute personne qui se conduit mal est une personne découragée. Jetons nos lorgnettes et écoutons nos enfants, nos parents et notre prochain qui crie au secours!

Que la Paix, la Joie et la Santé du coeur et de l'esprit soient toujours avec nous!

grandmaman tendresse31 mars 2010 10:32

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