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Semaine du génie pour nos écoles: un pont vers l'avenir

Ontario français

Par Guillaume Garcia – Semaine du 10 mars au 16 mars 2009

Semaine du génie pour nos écoles: un pont vers l'avenir

Un ingénieur bénévole teste les maquettes des élèves

Tous les enfants ont une fois dans leur vie tenté de construire des édifices plus ou moins artistiques avec des legos ou, pour les plus jeunes, des K.nex. On dit que les enfants restent scotchés devant la télévision mais donnez leur une boîte de petite cubes rectangulaires multicolores et regardez ce qu’ils en font. La magie opère, l’enfant se sent l’âme d’un Léonard de Vinci. Un ingénieur en herbe se cache derrière chaque tête ronde!

Pour la cinquième année consécutive, Mervat Rashwan organisait, mardi 3 mars à l'école Jeanne Lajoie, le concours de construction de pont, une activité offerte aux écoles francophones des Conseils scolaires de district du Centre-Sud-Ouest et de district catholique du Centre-Sud. 120 élèves se sont retrouvés dans la grande salle de l’école Jeanne Lajoie pour construire des ponts, plus ou moins conformes aux nouvelles normes sismiques! Le but était de construire le pont le plus léger et qui résistait à la plus grande charge.

Les jeunes de 5e et 6e années devaient effectuer la construction en moins d’une heure et on pouvait facilement voir que certaines écoles avaient préparé leurs participants. Plusieurs ingénieurs bénévoles, dont Jean-Luc Daviau de l’entreprise Genevar, prodiguaient leurs habiles conseils aux enfants.

«On les encourage, c’est un apprentissage, il faut leur dire pourquoi cela fonctionne ou ne fonctionne pas. On veut les faire continuer dans le domaine des maths», explique Jean-Luc, qui participe à l’organisation du concours depuis quatre ans maintenant. «Je donne les mêmes conseils à tout le monde, poursuit-il, si le pont est trop lourd, trop long, on veut s’assurer qu’ils remplissent tous les critères.»

Certains enfants ont construit des ponts très futuristes mais les lois de la gravité et des forces ont réduit à néant leurs espoirs d’asymétrie. D’autres ont monté des édifices plus logiques, qui paraissaient à première vue concluant mais qui cassaient rapidement sous la charge. L’équipe gagnante de la catégorie K.nex a utilisé moins de 500g de matériaux, mais le pont a soutenu une charge de 50  livres. Comme l’a relevé un des ingénieurs bénévoles, les enfants «ont appliqué tous les concepts étudiés à l’université». Jean-Luc Daviau précise, «il y avait tout, la symétrie, la hauteur, la stabilité».

L’équipe organisatrice s’est réjouit d’avoir stimulé la créativité des enfants et leur goût pour les sciences, certains ont même parié sur la réussite future de quelques élèves dans le métier d’ingénieur. Comme l’évoque Jean-Luc Daviau, un des points essentiels se situe dans l’approche francophone du concours: «Il faut leur montrer que cela peut fonctionner en anglais comme en français.»

Les ingénieurs en herbe doivent maintenant expliquer à leurs camarades qui participeront au prochain concours, comment construire un bon pont, afin qu’ils ne reproduisent pas les mêmes erreurs dans un an... un an où de l’eau aura forcément coulé sous les ponts!

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