Calendrier culturel francophone du Grand Toronto

Mars - Avril

DLMMJVS
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31 1 2 3
4 5 6 7 8 9 10
11 12 13 14 15 16 17

Cliquez sur la date pour connaître les événements importants

Cliquez ici pour soumettre un événement à noter dans ce calendrier culturel et dans le journal L'Express de Toronto

Petites annonces

Vous recherchez du personnel bilingue? Annoncez dans L'Express!
publicite@lexpress.to

Les petites annonces 20$ pour 20 mots :

activités, rencontres, emplois, produits, services, logement, naissances, décès, etc.

Le journal L'Express

«Entreprise de l'année» 2003 décerné par la Chambre économique de l'Ontario

Prix Lyse-Daniels 2001 «pour marquer sa contribution au rayonnement de la langue et de la culture françaises en Ontario», décerné par l'organisme national Impératif français

Prix Jean-Baptiste Rousseaux 1996 pour «honorer les artisans qui ont contribué par leur travail à l'enrichissement de la presse torontoise», décerné par la Société d'histoire de Toronto.

17 avenue Carlaw,
Toronto M4M 2R6
Tél: 416-465-2107
Fax: 416-465-3778

Pour annoncer vos activités ou services, pour recevoir le journal chez vous, pour nous contacter : express@lexpress.to.


Naissance de Louis J. Robichaud

Il y a 80 ans

Les Hiers

Par Paul-François Sylvestre – Semaine du 18 octobre au 24 octobre 2005

Dans sa biographie de Louis J. Robichaud, premier ministre du Nouveau-Brunswick de 1960 à 1970, le journaliste Michel Cormier a clairement illustré que cet homme politique ne se considérait pas comme «le porte-flambeau d’une vengeance acadienne». Le premier ministre était acadien, mais le pouvoir ne l’était pas.

Louis Joseph Robichaud est né le 21 octobre 1925 à Saint-Antoine (N.-B.). Ses parents l’envoient au Collège Sacré-Cœur, à Bathurst, dans l’espoir qu’il deviendra prêtre. Le jeune Louis s’intéresse plus à l’économie et à la politique. Il devient avocat et songe à se faire élire député provincial, ne cachant pas son ambition de devenir premier ministre (à la fin de son cours classique, il avait signé sa contribution à la capsule témoin de sa promotion en ces termes: «Louis J. Robichaud, premier ministre du Nouveau-Brunswick»).

En 1952, à l’âge de 27 ans seulement, Louis Robichaud est élu député provincial. En 1958, il est élu chef du Parti libéral du N.-B. Aux élections générales de 1960, Louis Robichaud réalise son objectif de jeunesse en menant son parti à la victoire. Le 12 juillet 1960, il est assermenté à titre de premier ministre et de procureur général. Son gouvernement remporte les élections tenues en 1963 et en 1967, puis est défait en 1970 par les Conservateurs de Richard Hatfield. En 1971, Louis Robichaud démissionne de son siège de député et de son poste de chef du parti pour devenir président de la section canadienne de la Commission mixte internationale. Nommé sénateur le 21 décembre 1973, il demeure en poste jusqu’à sa retraite le 21 octobre 2000. Il meurt le 6 janvier 2005.

Pendant les dix années au cours desquelles Robichaud a été premier ministre, l’Acadie a vécu le dur passage de son unanimisme traditionnel à un pluralisme politique. Tous les francophones ne partageaient pas la vision que Robichaud avait de la dualité linguistique. Le premier ministre ne voyait pas, par exemple, la nécessité de créer un ministère acadien de l’Éducation. Il se disait convaincu qu’on se rendrait compte que son Programme d’égalité sociale visait à améliorer le sort des anglophones autant que celui des Acadiens. Robichaud a néanmoins complété sa trilogie acadienne avec le Programme d’égalité sociale, la création de l’Université de Moncton et l’adoption de la Loi sur les langues officielles (le N.-B. est la seule pro-vince bilingue du Canada).

Louis Robichaud a créé le ministère de la Jeunesse, le régime d’assurance-maladie et le poste d’ombudsman. Il a accordé des droits de négociation collective pour la fonction publique et a centralisé auprès du gouvernement provincial les responsabilités de l’éducation, des services hospitaliers, du bien-être social et de l’administration de la justice. Il est passé à l’Histoire comme un homme de vision.

« Retour