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Passer l’art en revue

Livres

Par Gabriel Racle – Semaine du 2 février au 8 février 2016

Passer l’art en revue

L’Objet d’Art, hors-série no 94, Dansez, embrassez qui vous voudrez, décembre 2015, 28x21 cm, 60 illustrations, 50 p.

Passer l’art en revue, c’est possible, au sens propre comme au sens figuré de cette expression. Et c’est ce que font les éditions Faton avec l’éventail de leurs publications.

L’Express a récemment présenté le Dossier consacré à l’ébéniste André-Charles Boulle, le 23 juin 2015. Voici quelques autres numéros qui traitent de sujets tout aussi intéressants.

Picasso.mania, Dossier de l’Art no 233, aborde Picasso et «sa descendance» d’une façon très originale, sans que les auteurs des textes se perdent et perdent leur lecteur dans des considérations trop complexes pour le non-spécialiste de cet artiste.

On pourrait diviser ce Dossier en deux parties: une première partie (pages 4-46) est plus directement centrée sur Picasso et son œuvre, sans oublier son influence, et la deuxième, «Face à face», confronte Picasso et des artistes contemporains imbus de son style.

Dans son long article qui sert en quelque sorte d’introduction à ce numéro de 82 pages, Didier Ottinger pose d’abord deux questions: Qu’est-ce que créer après Picasso? une question incontournable depuis des décennies. Qu’en est-il de l’héritage de Picasso, ce génie absolu de la peinture moderne?

Le Dossier s’efforce de répondre à ces questions par plusieurs articles très illustrés. «Créer après Guernica, Créer après Les demoiselles d’Avignon, La voie ouverte du cubisme, Le dernier Picasso, un phare…» Puis viennent Lichtenstein, Kippenberger, Johns, Hockney, Koons tous en face à face avec Picasso en juxtaposant des reproductions significatives.

Un Dossier passionnant pour qui s’intéresse à l’art moderne ou veut en découvrir facilement des aspects étourdissants.

Osiris

L’Express a présenté le 22 septembre 2015 un numéro hors-série de la revue Archéologia consacré aux «Mystères engloutis d’Égypte». L’avantage incontestable de cette revue, c’est d’offrir en 64 pages un aperçu complet de cette question, avec des textes abondamment illustrés par des photographies et des reproductions d’objets trouvés lors des fouilles.

Les mystères d’Osiris, une ode à la vie et à l’éternité se déroulent presque sous les yeux du lecteur de ce numéro exceptionnel, une véritable richesse pour les amateurs d’égyptologie, qui complète magnifiquement notre article.

Fêtes galantes

L’Objet d’Art consacre 48 pages superbement illustrées aux «Fêtes et plaisirs d’amour au siècle de madame de Pompadour», une favorite de Louis XV, c’est-à-dires au XVIIIe siècle.

Publié à l’occasion d’une exposition au musée du Louvre, la revue s’ouvre par des propos de Xavier Salon, conservateur de ce musée, dans Arts et plairais d’amour: «Le siècle de Madame de Pompadour a vu triompher la galanterie dans la littérature comme dans les beaux-arts.

À la suite d’Antoine Watteau, quantité de petits maîtres et d’artistes talentueux, tels Jean-Baptiste Pater, François Boucher et Jean-Honoré Fragonard, s’adonnent à la fête galante et à la pastorale. Tableaux, dessins, céramiques, costumes ou tapisseries: les 207 œuvres réunies à l’exposition du Louvre-Lens rendent compte de l’exceptionnelle fortune de cette thématique jusqu’à l’orée du XIXe siècle.»

Le lecteur découvre ensuite des articles fort intéressants consacrés à ces grands artistes, avec des reproductions de leurs œuvres significatives. «Watteau et la fête galante» ouvre le bal. Watteau, «dessinateur virtuose» connaît un grand succès auprès des princes d’Europe et des collectionneurs privés.

Car «exploitant avec élégance et poésie l’universalité du sentiment amoureux, Antoine Watteau (1684-1722) contribua à révolutionner la peinture française». Inspiré par la commedia dell’arte, il aime à représenter le théâtre dans ses tableaux. L’article La séduction s’invite sur scène donne le contexte de cet attrait influencé par son maître Claude Gillot, peintre, graveur, illustrateur, décorateur de théâtre.

L’Amour au théâtre français (vers 1712) et L’Amour au théâtre italien (1718) illustrent cet intérêt de Watteau, à côté de son œuvre magistrale, Le Pèlerinage à l’île de Cythère (1717), présentée par le peintre comme morceau de réception à l’Académie royale de peinture1. Il est reçu à l’Académie, qui crée spécialement pour lui le genre de la fête galante.

Vient ensuite La pastorale de Boucher à Oudry. «Au creux de sombres bosquets, sous le regard malicieux de putti de marbre, tout un peuple de pasteurs et de bergères s’adonnant à des jeux plus ou moins innocents prend vie sous le pinceau de François Boucher.» Le Pasteur complaisant (1738) et Le Pasteur galant (1738) l’accompagnent.

Jean-Baptiste Oudry (1686-1765), présente La France ou L’Agriculture, dit aussi La Ferme. Des articles de caractère général terminent cette fascinante revue.

Les Heures de Pavie

Art de l’enluminure 55 ne peut que séduire celles et ceux qui désirent mieux connaître ce genre d’art (en plus de L’Express du 24/11/2015, Les Belles Heures). Il présente deux manuscrits de Michelino da Besozzo (vers 1370-1455), peintre, enlumineur, dessinateur de patrons pour vitraux. Ce sont deux chefs-d’œuvre qu’il a enluminés à Pavie.

Les 62 pages de cette revue sont exceptionnelles par l’importance des magnifiques reproductions en pleine page ou en détails, comme les initiales champies, les marges, accompagnées de très courts textes explicatifs.

N’hésitions pas à le dire, ce numéro est d’une beauté éblouissante.

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