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L’océan est un pont, pas un barrage

Livres

Par Paul-François Sylvestre – Semaine du 5 mai au 11 mai 2015

L’océan est un pont, pas un barrage

Jean-Louis Grosmaire, Franche-Comté – Québec : Chemins de rencontre, essai, Ottawa, Éditions du Vermillon, coll. Visages no 31, 2015, 184 pages, 20 $.

Écrivain, géographe et ancien professeur au Collège de l’Outaouais, Jean-Louis Grosmaire, se définit comme «Québécomtois» puisque sa famille est originaire de Franche-Comté et que, lui, a émigré au Canada en 1969.

Grosmaire a passé la plus grande partie de sa vie en Outaouais et souhaite que des liens plus étroits se tissent entre la Franche-Comté et le Québec, voire le Canada, d’où son essai Franche-Comté – Québec : Chemins de rencontre.

La Franche-Comté est une région culturelle et administrative de l’Est de la France, qui comprend quatre départements: Doubs, Jura, Haute-Saône et Territoire de Belfort.

La capitale de cette région qui jouxte la Suisse est Besançon. Peu de Canadiens y sont allés et peu de Francs-Comtois sont venus nous voir. Le Québec et la Franche-Comté ont pourtant beaucoup de points communs.

Les archives montrent que des Francs-Comtois étaient actifs en Nouvelle-France et que «certains combattirent à la bataille des Plaines d’Abraham en septembre 1759».

Étienne Bontron, qui fut sergent au fort Pontchartrain (Détroit), est l’ancêtre des Major au Québec et en Ontario. Plusieurs Comtois eurent de belles lignées, dont celles des Grandmaître, «un nom qui est respecté dans tout l’Ontario français».

Jean-Louis Grosmaire nous rappelle que l’écrivain Xavier Marmier est un Comtois qui a fait connaître le Canada aux Français en publiant, entre autres, Lettres sur l’Amérique, Canada, États-Unis, Rio de la Plata (1851) et le roman Gazida (1860). Il y décrit les Canadiens français, les Amérindiens, les animaux et les arbres. «Sur les Amérindiens, Marmier s’est solidement documenté et ses propos sont encore parfois, hélas, d’actualité.»

Le chapitre qui m’a le plus séduit est le plus court (4 pages). Grosmaire dresse le «Petit panorama culturel» de ses préférences personnelles. En littérature, on y trouve Maria Chapdelaine de Louis Hémon, Ces enfants de ma vie et La petite poule d’eau de Gabrielle Roy, La Sagouine d’Antonine Maillet et La Saga des Béothuks de Bernard Assiniwi.

En musique, place à Glen Gould et à ses Variations Goldberg de Bach, ainsi qu’à la violoniste Angèle Dubeau. En chanson, il y a évidemment Félix Leclerc et Gilles Vigneault. En architecture, l’auteur mentionne Douglas Cardinal (Musée canadien de l’Histoire) et Moshe Safdie (Musée des beaux-arts du Canada).

«En peinture, certains tableaux d’Ozias Leduc (1864-1955) me rappellent des scènes comtoises de jadis. Avec le Groupe des Sept […], vous serez emportés vers la Baie géorgienne et, plus jamais, vous ne verrez un pin blanc [arbre officiel de l’Ontario] de la même façon après avoir vu les chefs-d’œuvre de Tom Thomson.»

Jean-Louis Grosmaire a publié cet essai pour que l’océan Atlantique ne se dresse pas comme un barrage, mais plutôt comme un pont. Il souhaite que les Français, notamment les Francs-Comtois, puissent agréablement s’initier à l’histoire et à la géographie du Canada, particulièrement celles du Québec. L’auteur invite les Canadiens français à venir à la rencontre de «notre chère Franche-Comté qui mérite d’être mieux connue».

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