Calendrier culturel francophone du Grand Toronto

Octobre - Novembre

DLMMJVS
19 20 21 22 23 24 25
26 27 28 29 30 31 1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29

Cliquez sur la date pour connaître les événements importants

Cliquez ici pour soumettre un événement à noter dans ce calendrier culturel et dans le journal L'Express de Toronto

Petites annonces

Vous recherchez du personnel bilingue? Annoncez dans L'Express!
publicite@lexpress.to

Les petites annonces 20$ pour 20 mots :

activités, rencontres, emplois, produits, services, logement, naissances, décès, etc.

Le journal L'Express

«Entreprise de l'année» 2003 décerné par la Chambre économique de l'Ontario

Prix Lyse-Daniels 2001 «pour marquer sa contribution au rayonnement de la langue et de la culture françaises en Ontario», décerné par l'organisme national Impératif français

Prix Jean-Baptiste Rousseaux 1996 pour «honorer les artisans qui ont contribué par leur travail à l'enrichissement de la presse torontoise», décerné par la Société d'histoire de Toronto.

888 avenue Eastern,
Toronto ON M4L 1A3
Tél: 416-465-2107
Fax: 416-465-3778

Pour annoncer vos activités ou services, pour recevoir le journal chez vous, pour nous contacter : info@lexpress.to.


Habitants et résidents

En bon français

Par Martin Francoeur – Semaine du 5 mars au 11 mars 2013

Un lecteur me faisait récemment la remarque, par le biais d’un courriel fort sympathique, que certains journaux écrivaient le terme «résident» avec un «e», alors que d’autres employaient systématiquement «résidant» avec un «a». Il se demandait lequel des deux commettait une faute. La réponse n’est pas simple…

Il y a quelques années, une grande question s’est posée dans la salle de rédaction du Nouvelliste, le quotidien pour lequel je travaille, à Trois-Rivières.

Pendant longtemps, on écrivait toujours le mot «résidant» avec un «a» pour parler des personnes qui habitent en un lieu donné. On écrivait par exemple: «Une soixantaine de résidants du quartier ont signé la pétition pour empêcher le changement de zonage…»

La plupart des autres médias québécois faisaient de même. Mais après avoir consulté différents ouvrages et différentes recommandations, j’ai proposé à mes patrons de privilégier l’emploi de «résidents» avec un «e».

Situation floue

Pour plusieurs journalistes qui ont toujours écrit «résidants», c’était une petite révolution. Dans un journal, le mot «résidant» ou «résident» est fréquemment employé.

L’emploi de «résidant» avec un «a» était en quelque sorte logique puisque calqué sur un mot qui est presque synonyme: «habitant». N’écrit-on pas, après tout : «Les habitants de l’Ontario choisiront bientôt un nouveau gouvernement»? L’emploi de «résidant» était ainsi privilégié, compte tenu de la similitude de la terminaison et du sens.

Les dictionnaires usuels ne sont pas absolument clairs sur ce flottement orthographique. Le Robert nous dit que le nom et l’adjectif «résidant, résidante» signifie: «qui réside (en un lieu)». Et on donne comme exemple: «les résidants d’une maison de retraite». La définition est semblable dans le Larousse, mais on indique que les deux graphies sont acceptées.

Quant à «résident, résidente», le Robert énumère quelques sens possibles: un diplomate envoyé par un État auprès d’un gouvernement étranger, une personne établie dans un pays autre que son pays d’origine, une personne qui réside dans un ensemble d’habitations (par exemple les résidents d’une cité universitaire), ou un interne de médecine générale ou spécialisée.

Lieu de résidence

Il fallait donc chercher ailleurs. L’Office québécois de la langue française est plus clair.

Dans sa Banque de dépannage linguistique, une fiche est réservée à l’emploi de «résident» et de «résidant».

L’OQLF nous dit ceci: «On écrit résident et résidente, avec un e, quand ce mot est employé comme nom ou comme adjectif pour désigner ou qualifier une personne qui habite en un lieu donné.» Et les exemples sont clairs. On mentionne notamment: «Les résidents de Montréal sont allés aux urnes.»

Une capsule sur le site web de l’Office québécois de la langue française nous éclaire davantage. On y indique que «la position de l’Office vise à simplifier l’analyse qu’on en fait».

Il est donc proposé d’utiliser l’orthographe résident ou résidente pour désigner ou qualifier toute personne qui réside dans un lieu donné. Il faudrait donc écrire: les résidents d’un quartier, d’un centre d’hébergement, d’un foyer, etc. Ce sera également le cas pour les médecins résidents ou encore pour le statut de résident permanent.

Participe présent

En fait, la volonté de simplifier se traduit par le fait de laisser la graphie «résidant» à l’emploi du participe présent du verbe résider, lequel exige un adverbe ou un complément de lieu. Comme dans: «Les personnes résidant à l’extérieur du Canada…» ou encore «Les citoyens résidant à proximité des grands axes routiers…»

La logique derrière cette règle est équivalente à celle de «président» et de «présidant».

Pourtant, le nom et le participe présent dérivés du verbe «habiter» ne suit pas cette règle. On n’écrit pas «les habitents de Sudbury», mais bien «les habitants».

C’est peut-être ce qui explique le flottement dans l’usage. Il arrive même, lorsque des textes de La Presse sont repris dans dans Le Nouvelliste, que l’orthographe diffère, puisque la rédaction de La Presse privilégie «résidants». Alors il pourrait très bien arriver – et ça s’est sans doute déjà produit – de voir les deux graphies dans un même journal, sauf si l’œil aguerri des pupitreurs ou des correcteurs s’est arrêté sur ce mot et que ces derniers ont fait la correction, qui n’en est pas vraiment une…

Commentaires

Salut Martin!
Je suis tombé par hasard sur ton blogue en faisant une recherche sur l'utilisation du « on ». Pour ma part, je n'aime pas beaucoup l'utiliser dans des travaux écrits demandant un style un peu plus relevé ou scientifique (un rapport de recherche, par exemple). Ai-je raison ou je ne devrais pas m'en formaliser?
Bonne journée!
Michel

Michel Matteau12 mars 2013 20:28

Commentez

Votre commentaire est envoyé à un modérateur. Il peut s'écouler quelques heures entre votre envoi et l'affichage de votre commentaire sous cet article.

« Retour